QUELQUES INFOS POUR VOTRE PLAISIR..........

MERCI  AUX  AUTEURS







Pourquoi dit-on « Une vérité de la Palice » ?

Cette expression se réfère à un personnage de l’histoire de France : Jacques de Chabannes, seigneur de La Palice. Maréchal de France sous François Ier, il était réputé pour son courage. Après sa mort, une chanson fut écrite à sa gloire affirmant que « s’il n’était pas mort, il ferait envie ». Le texte fut déformé par des esprits moqueurs en « s’il n’était pas mort, il serait en vie ». Puis la chanson fut modifiée dans ce sens et le maréchal fut ridiculisé à jamais. Depuis, on emploie son nom, ou parfois le mot « lapalissade », pour désigner une affirmation tellement évidente qu’elle en est risible.




Pourquoi dit-on « Les dés sont pipés » ?

 

Dès le XVe siècle, le verbe « piper » signifiait « tromper ». À partir de ce terme se sont formés de nombreux mots : le « pipeur » étaient un menteur, une « piperie », une tromperie et la « pipée », une chasse aux oiseaux un peu spéciale. Les chasseurs attiraient en effet leurs proies sur des branches engluées en imitant le cri des l'oiseaux avec des sortes d’appeaux ou de pipeaux. Aujourd’hui, l’expression « les dés sont pipés » a pris un sens figuré et signifie que l’« on a été trompé », car l’affaire était faussée dès le départ. Elle est particulièrement employée dans le domaine du jeu, propice aux malhonnêtetés en tout genre.





Pourquoi dit-on « J’y suis, j’y reste ! » ?

Cette expression aurait été forgée de toutes pièces par le général Patrice de Mac-Mahon en 1855 lors du siège de Sébastopol, en Ukraine actuelle, principal épisode de la guerre de Crimée contre les Russes. Brillant officier, il parvint à s’emparer du fort de Malakoff, site stratégique de la défense de la ville, et occupa la citadelle avec ses troupes.

Rien ne me fera partir !

Averti que ses ennemis vaincus allaient faire sauter le fort, il refusa de le quitter et se serait écrié : « J’y suis, j’y reste ! » L’histoire lui donna raison car fut l'explosion  de faible importance et le général de Mac-Mahon se couvrit de gloire. Il devint président de la République en 1873.




Pourquoi dit-on « Séparer le bon grain de l’ivraie » ?

Graminée sauvage et nocive, l’ivraie ressemble au blé au milieu duquel elle peut pousser. Or son mélange avec les bonnes céréales peut avoir des conséquences fâcheuses car ses graines  sont toxiques et agissent sur les systèmes digestifs et nerveux de l’homme. Elle peut même procurer une sorte  d'ivresse. Il est donc important d’être vigilant lors des moissons. L’évangéliste Matthieu utilise cette comparaison dans une parabole (13,24-30 et 37-40) où il compare le blé aux serviteurs de Dieu et l’ivraie aux créatures  du diable contre lesquelles il faut lutter.





Pourquoi dit-on « Se faire limoger » ?

Cette expression est née au début de la Première Guerre mondiale. En 1914, les Allemands, arrivés aux portes de Paris, sont repoussés par le général Joffre. C’est bientôt le temps de la guerre des tranchées et l’armée doit s’adapter à un conflit qui menace d’être long. Joffre remplace par des chefs énergiques une centaine d’officiers généraux qu’il juge incompétents.

Se faire licencier

Il assigne à résidence ces « bannis » dans la région de Limoges pour les éloigner du front. Très vite, « se faire limoger », c’est-à-dire « se faire envoyer à Limoges », entre dans le langage courant pour désigner le fait d’être renvoyé.






Pourquoi dit-on « Avoir carte blanche » ?

Cette locution, qui existe depuis le milieu du XVe siècle, n’a rien à voir avec le monde des jeux, car la carte dont il s’agit ici ne sert pas à jouer mais à écrire. L’expression « donner carte blanche à quelqu’un », issue du vocabulaire militaire, signifiait « le laisser dicter ses conditions ». On donnait ainsi à l’ennemi une grande  feuille de papier  vierge sur laquelle il pouvait écrire ses exigences.

Avoir la libre initiative

« Carte blanche » est attestée avec cette signification depuis 1451. L’expression a pris le sens de « donner les pleins pouvoirs » au XVIIe siècle avant de prendre son sens actuel, plus mesuré.




Pourquoi dit-on « Avaler des couleuvres » ?

Deux versions sont proposées par les linguistes pour expliquer cette expression qui existe depuis le XVe siècle. Selon Alain Rey, les anciens sens des mots « couleuvre » et « couleur » se seraient mêlés, le premier signifiant « tortueux » au XVIe siècle et le second, « fausse apparence » du XVe au XVIIe siècle. La couleuvre serait donc devenue le symbole de l’hypocrisie et du mensonge Selon le linguiste Claude Duneton, l’expression serait née dans les cuisines, quand les chefs indélicats faisaient « avaler des couleuvres » à des convives au lieu des anguilles annoncées, en jouant sur la ressemblance des deux animaux.


Pourquoi dit-on « Faire des jérémiades » ?

Cette expression doit son origine au prophète Jérémie qui vivait au VIIe siècle av. J.-C., une époque particulièrement douloureuse pour les Juifs. Ses prophéties annonçant toujours des catastrophes, comme la prochaine victoire des Babyloniens ou l’exil des Juifs, il devint vite impopulaire au sein de son peuple et s’en plaignit à Dieu. L’énumération de ses souffrances a donné naissance aux « jérémiades », qui désignent des plaintes répétées finissant par agacer ceux qui les écoutent. Cri du cœur légitime chez Jérémie, elles sont devenues des gémissements lassants dans le langage actuel.



Pourquoi dit-on « En pincer pour quelqu’un » ?

L’origine de cette expression, employée dans le langage courant depuis le XIXe siècle, est assez mystérieuse. Pour certains, le verbe « pincer » a été choisi en référence aux instruments de musique à cordes que l’on pince pour obtenir des sons. La vibration  produite peut en effet être comparée à celle que provoque l’amour, un curieux pincement au coeur que l’on n’arrive pas véritablement à expliquer. D’autres linguistes y trouvent une origine beaucoup plus ancienne et rapprochent le verbe « pincer » du verbe « pinsier » qui, au XIIIe siècle, avait la signification de « peloter » ou de « caresser »


Pourquoi dit-on « Tirer son épingle du jeu » ?

Utilisée dès le XVIe siècle, cette expression renvoie à un jeu très populaire à l’époque. La règle était la suivante : les enfants devaient tenter de faire sortir des épingles d’un rond à l’aide d’une balle qu’ils lançaient sur elles. Le but était de récupérer la ou les épingles que l’on avait mises en jeu. Ainsi, si on « tirait son épingle du jeu », on réussissait à récupérer au moins sa mise. Un joueur très doué était cependant capable de s’emparer de toutes celles de ses  adversaires. Aujourd’hui, le sens de l’expression s’est élargi pour désigner toute situation difficile d’où l’on se sort sans embûches.



Pourquoi dit-on « Bavard comme une pie borgne » ?

Connue depuis le XVIIe siècle, cette expression fait bien sûr référence àla pie, réputée pour jacasser bruyamment dans les peupliers et les bouleaux où elle aime nicher. Le mot « bavard » qui qualifie la pie est issu du terme « bave », la salive, qui symbolise la parole. Le terme « borgne », plus surprenant, fait allusion à une coutume très cruelle. En effet, on crevait parfois les yeux des pies pour les dresser à répéter des sons. On espérait ainsi que le fait de réduire un sens à néant allait en développer un autre !





CHE GUEVARA, QUE REGARDE-T-IL ? 

Dans ses yeux, les victimes d’un attentat américain

Nous sommes le 5 mars 1960, dans la capitale de Cuba, la Havane. Guevara assiste, depuis une tribune, à l’enterrement des victimes du navire « La Coubre ». Ce bateau a explosé deux jours plus tôt dans le port cubain, causant la mort de plus de cent personnes. Cet attentat a sûrement été fomenté par les services secrets américains, le CIA, pour affaiblir le régime révolutionnaire cubain, ennemi juré des Etats-Unis. A un moment, le Che jette un regard noir de colère aux cercueils alignés devant le port… et c’est cet instant que le photographe cubain Alberto Korda immortalise, réalisant, sans le savoir, le cliché du siècle…




L’arnaqueur le plus audacieux de l’histoire n’est pas français, ni italien, ni américain… mais écossais. Dans les années 1920, Arthur Furguson réussit à jouer de la crédulité de touristes de passage en Angleterre, pour leur vendre des monuments aussi incontournables que Big Ben ou la colonne Nelson de Trafalgar Square. Fort de ces premiers succès, il alla aux États-Unis où il réussit à louer la Maison-Blanche et à revendre la statue de la Liberté ! Pour sa peine et l’ensemble de ses forfaits, il n’écopa que de 5 ans de prison.




Utiliser un bocal en guise de verre lors de fêtes est un clin d’oeil à la prohibition aux États-Unis, entre 1919 et 1933. Officiellement, la consommation d’alcool n’était pas illégale, mais il était interdit d’en produire et d’en importer, ce qui rendait difficile son approvisionnement. Ainsi, on vit prospérer des contrebandiers appelés bootlegger (« celui qui cache une bouteille dans sa botte »).

Un alcool de mauvaise qualité

Ces trafiquants utilisaient toutes les matières susceptibles de fermenter : céréales, fruits, déchets de vignes, qu’ils distillaient. L’alcool obtenu était souvent frelaté parce qu’il contenait du méthanol, une substance toxique. Il était coloré avec du caramel, stocké dans des bocaux et distribué dans des bars clandestins, les speakeasy. Ces bocaux normalement utilisés pour des conserves étaient faciles à trouver et leur transparence permettait d’apprécier la couleur du liquide. On pouvait ainsi voir si la teinte se rapprochait de celle d’un vrai whisky.



Pourquoi dit-on « rester en carafe » ?

Les linguistes sont formels pour dater cette expression de la fin du XIXe siècle. Mais ils ne sont pas tous d’accord lorsqu’il s’agit d’expliquer son origine. Pour certains, elle provient du sens argotique du mot « carafe », c’est-à-dire la « bouche ». Dans le langage populaire de l’époque, on disait en effet d’une personne hébétée, bouche bée, abandonnée de ses auditeur s, qu’elle était « en carafe ». Pour d’autres, le mot « carafe » est à rapprocher de « cruche ». Ainsi, celui qui « reste en carafe », isolé, se retrouve donc comme une cruche, c’est-à-dire, dans le langage populaire, comme un parfait imbécile.




A quelle distance se situe l’horizon ?

L’horizon se situe à environ 5 km pour un homme de 1,80 m se trouvant au niveau de la mer. Perché sur le mont Canigou (Pyrénées-Orientales) à 2 785 m. L’horizon serait à 188 km. Pour calculer cet éloignement, on considère que l’horizon est une ligne rasante à la courbure de la Terre et qu’elle coupe perpendiculairement le rayon de la Terre.

Merci Pythagore !

On a donc un triangle formé par l’éloignement de l’horizon à l’observateur ; la longueur du rayon de la Terre (6 300 km) constitue le deuxième côté ; la longueur du rayon terrestre additionné à la taille de l’observateur donne le troisième côté du triangle. Selon Pythagore, on a ainsi la distance de l’horizon au carré qui est égal au (rayon de la Terre + la taille de l’homme) au carré, moins le rayon de la Terre au carré.



Peut-on éternuer les yeux ouverts ?

Peut-être en se concentrant, mais ce sera très difficile. Éternuer, même s’il semble anodin, est un mécanisme physiologique très violent. L’irritation de la muqueuse nasale agit sur les muscles impliqués dans l’expiration: le diaphragme, qui est la cloison musculaire séparant la cavité thoracique de la cavité abdominale, et les muscles intercostaux.

Les muscles se contractent

En éternuant, les muscles contractent violemment la cage thoracique pour éjecter l’air et expulser la cause de l’irritation de la muqueuse nasale. L’air des poumons sous pression remonte jusqu’au nez et dans le canal lacrymal qui débouche dans le coin de l’œil, provoquant la fermeture réflexe des paupières. L’action des muscles lors d’un éternuement est si brutale qu’elle peut provoquer des douleurs dans le dos.









































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