QUELQUES INFOS POUR VOTRE PLAISIR..........

MERCI  AUX  AUTEURS









Pourquoi dit-on « Foncer bille en tête » ?

La bille dont il est question dans cette expression du XXe siècle est en réalité la boule de billard. Dans le vocabulaire des amateurs de ce sport, « attaquer bille en tête » signifie que le joueur frappe avec sa queue la tête de la boule, c’est-à-dire sa partie supérieure, avec force. Ce coup fait un bruit sec et la boule part rapidement. Cette technique est particulièrement franche et audacieuse. L’expression est donc passée dans le langage courant pour qualifier les actes impulsifs, mais souvent efficaces.


Pourquoi dit-on « Être dos au mur » ?

Pour la plupart des historiens, cette expression trouve son origine dans les salles d’escrime.

Lorsqu’un fleurettiste recule trop pour parer une attaque ou éviter un danger, il finit forcément par se retrouver « dos au mur ». 

Dans cette position, il n’y a plus d’échappatoire : il faut avancer de nouveau et affronter son adversaire pour avoir une chance de renverser la situation. 

Pour d’autres, cette expression fait allusion aux fusillés, le dos au mur devant le peloton d’exécution.

Dans leur position tragique, ils ne peuvent plus, hélas, que faire face avec courage.


Pourquoi dit-on « Mettre quelqu’un à l’index » ?

Cette expression doit son origine au concile de Trente convoqué par le pape Paul III en 1545

pour lutter contre le développement du protestantisme.

À la fin de ce concile qui dura dix-huit ans, l’autorité catholique dressa une liste d’ouvrages soupçonnés de propager des idées hérétiques 

appelée l’Index librorum prohibitorum, l’« Index des livres interdits » (1559). 

Couramment appelé l’« Index », il est à l’origine de l’expression signifiant que l’on exclut quelque chose ou quelqu’un

car il est potentiellement dangereux ou parce qu’il ne respecte pas les règles établies.


·         Pourquoi dit-on « Lyncher quelqu’un » ?

Les origines de cette expression née aux États-Unis sont incertaines. Mais de nombreux linguistes estiment qu’elle pourrait être une allusion au patriote américain William Lynch, un fermier qui s’était improvisé juge de paix au XVIIIe siècle. Les procès qu’il dirigeait contre les colons britanniques étaient particulièrement expéditifs. Cette manière de juger donna naissance au mot « lynchage » au XIXe siècle, pour qualifier la justice expéditive appliquée aux Indiens, puis aux Noirs du sud des États-Unis. On l’emploie aujourd’hui pour signifier le fait de violenter gravement quelqu’un.

Pourquoi dit-on « Être à la merci de quelqu’un »

 

Le « merci » employé dans cette expression dès le XVIe siècle n’a rien à voir avec un remerciement

En effet, il vient du mot latin merces dont le sens fut tout d’abord « salaire » ou « récompense », puis « faveur » et enfin « grâce ». 

« Être à la merci » d’une personne signifiait alors que l’on était « soumis à son droit de grâce ». 

D’autres expressions, dès le XIIe siècle, avaient déjà un sens proche comme « crier merci » qui signifiait « implorer grâce »,

ou « sans merci » qui voulait dire « sans pitié ». 

Mais au fil des siècles, cette expression a perdu de sa force pour désigner aujourd’hui le fait d’être « sous l’emprise de quelqu’un ».


Pourquoi dit-on « Le dernier des Mohicans » ?

 

Cette expression provient d’un célèbre roman de la littérature américaine du XIXe siècle. En 1826, Fenimore Cooper retrace une histoire tragique dans son ouvrage Le Dernier des Mohicans. Il y met en scène un combat entre Magua, un guerrier de la tribu indienne des Hurons, et Uncas, le dernier des Mohicans. Celui-ci, ultime descendant de son ethnie, aura un destin aussi tragique que celui du peuple indien en Amérique. Plusieurs fois porté à l’écran, le roman a donné naissance à cette expression qui désigne ceux qui osent porter une cause alors même qu’elle semble perdue.


Pourquoi dit-on « Malheur aux vaincus ! » ?

Cette expression est un héritage du terrible chef gaulois Brennus, qui assiégea Rome au IVe siècle av. J.-C. Réfugiés dans la citadelle du Capitole, les Romains furent alertés d’une attaque nocturne par le tapage que les oies qu’ils élevaient firent à l’approche des Gaulois. Après sept mois de siège infructueux, le chef gaulois accepta de partir en contrepartie d’une énorme rançon de pièces d’or. Lors de la pesée des pièces, il ajouta de faux poids ainsi que sa lourde épée dans la balance pour augmenter le poids du tribut. À ses adversaires dépités, il cria sans pitié : « Vae Victis ! », c’est-à-dire : « Malheur aux vaincus ! »

Pourquoi dit-on « Une victoire à la Pyrrhus » ?

 

 Cette expression doit son origine à un roi de l’Antiquité. Souverain de l’Épire, un ancien royaume des Balkans, Pyrrhus était parvenu à battre deux fois les Romains dans le sud de l’Italie : à Héraclée, en 280 av. J.-C., et à Ausculum, un an plus tard. Mais à ceux qui le félicitaient, il répondait : « Encore une victoire comme celle-là et nous sommes perdus ! » En effet, même si les troupes romaines comptaient plus de victimes, elles pouvaient recruter de nouveaux soldats alors que la population de l’Épire, elle, était limitée. D’ailleurs Pyrrhus dut renoncer à conquérir l’Italie pour cette raison.


Pourquoi dit-on « donner sa langue au chat » ?

On donne sa langue au chat quand on renonce à trouver la réponse à une question ou à une devinette. C’est Mme de Sévigné qui, la première, emploie au XVIIe siècle l’expression « jeter sa langue aux chiens ». À partir du XIXe, on donne désormais sa langue au chat. L’animal représentant la sagesse et la connaissance, il semble en effet plus approprié… Selon une autre interprétation, le chat en question serait une référence au Sphinx, animal fabuleux de l’Égypte ancienne, dont les énigmes étaient réputées insolubles.





Pourquoi dit-on « Se mettre sur son trente et un » ?

 

Devenue un peu désuète aujourd’hui, cette expression a une origine assez énigmatique. Pour certains spécialistes, le « trente et un » serait une déformation de « trentain », un drap très luxueux , populaire du XIIe au XVe siècle et tissé à partir de trente centaines de fils. D’autres rappellent que le 31 était un jeu de cartes apprécié au XIXe siècle et dont la finalité était d’obtenir le nombre 31 avec ses cartes. Celui qui atteignait ce nombre avait donc le jeu le plus « beau ». Cependant, pour la plupart des linguistes, ces explications ne sont pas satisfaisantes. Ainsi le mystère demeure, comme pour beaucoup d’expressions formées de nombres.




Pourquoi dit-on « Veiller au grain » ?

L’origine de cette expression, utilisée dans le langage courant depuis le milieu du XIXe siècle, ne doit pas être cherchée dans le vocabulaire des paysans, 

mais dans celui des marins. Le terme « grain » y a en effet depuis très longtemps le sens de « tempête, bourrasque », fréquentes sur les océans.

Etre prudent

L’expression « veiller au grain » évoquait donc la vigilance face à ces dangers climatiques redoutables. 

Elle s’est ensuite élargie au langage courant pour signifier « faire attention à un danger potentiel », quel qu’il soit.




Pourquoi dit-on « Avoir une cervelle d’oiseau » ?

 

Paradoxalement, alors que la tête est le symbole de la pensée, la formulation « tête de » a souvent été utilisée avec une connotation péjorative. Dans cette expression, dont on ignore quand elle est apparue, l’utilisation du mot « oiseau » renforce ce sens négatif. En effet, l’oiseau, notamment le moineau ou la linotte, est considéré à tort comme un animal incapable de réfléchir.

Etre stupide ou étourdi

Pourquoi cette mauvaise réputation ? Simplement parce que l’on pensait autrefois que l’intelligence était proportionnelle à la taille du cerveau. On sait aujourd’hui que ce raisonnement n’a aucun fondement scientifique, comme le prouve le corbeau, oiseau d’une grande intelligence et capable d’utiliser des outils pour rechercher sa nourriture.





 Pourquoi dit-on « Découvrir le pot aux roses » ?


Les linguistes formulent plusieurs hypothèses pour expliquer l’origine de cette expression, connue dès le XIIIe siècle. Certains ont supposé que ce « pot aux roses » était celui dans lequel les femmes conservaient les lettres de leurs amants. Mais une explication plus crédible est celle qui met en rapport les deux sens du verbe « découvrir » : « soulever le couvercle » et « trouver quelque chose ». Pour affermir la valeur de ce qui est découvert dans ce pot, l’expression est complétée par la référence aux roses, fleurs délicates qui servaient à composer des parfums rares


Pourquoi dit-on « Bayer aux corneilles » ?

Cette expression n’a rien à voir avec le fait de bâiller quand on est fatigué ou que l’on s’ennuie. « Bayer » est en effet un mot d’ancien français apparu dès le XIe siècle et encore fréquemment employé par Rabelais au XVIe siècle. Il signifie « être bouche bée », c’est-à-dire

« avoir la bouche ouverte ». Il caractérise donc une hébétude un peu niaise.

Perdre son temps stupidement

Et bayer en direction des corneilles renforce cette connotation péjorative : ces oiseaux étant posés sur des arbres, 

quelqu’un qui « baye aux corneilles » regarde donc vers le haut avec la bouche ouverte. Ce qui donne rarement l’air intelligent !



Pourquoi dit-on « Une vérité de la Palice » ?

Cette expression se réfère à un personnage de l’histoire de France : Jacques de Chabannes, seigneur de La Palice. Maréchal de France sous François Ier, il était réputé pour son courage. Après sa mort, une chanson fut écrite à sa gloire affirmant que « s’il n’était pas mort, il ferait envie ». Le texte fut déformé par des esprits moqueurs en « s’il n’était pas mort, il serait en vie ». Puis la chanson fut modifiée dans ce sens et le maréchal fut ridiculisé à jamais. Depuis, on emploie son nom, ou parfois le mot « lapalissade », pour désigner une affirmation tellement évidente qu’elle en est risible.




Pourquoi dit-on « Les dés sont pipés » ?

 

Dès le XVe siècle, le verbe « piper » signifiait « tromper ». À partir de ce terme se sont formés de nombreux mots : le « pipeur » étaient un menteur, une « piperie », une tromperie et la « pipée », une chasse aux oiseaux un peu spéciale. Les chasseurs attiraient en effet leurs proies sur des branches engluées en imitant le cri des l'oiseaux avec des sortes d’appeaux ou de pipeaux. Aujourd’hui, l’expression « les dés sont pipés » a pris un sens figuré et signifie que l’« on a été trompé », car l’affaire était faussée dès le départ. Elle est particulièrement employée dans le domaine du jeu, propice aux malhonnêtetés en tout genre.





Pourquoi dit-on « J’y suis, j’y reste ! » ?

Cette expression aurait été forgée de toutes pièces par le général Patrice de Mac-Mahon en 1855 lors du siège de Sébastopol, en Ukraine actuelle, principal épisode de la guerre de Crimée contre les Russes. Brillant officier, il parvint à s’emparer du fort de Malakoff, site stratégique de la défense de la ville, et occupa la citadelle avec ses troupes.

Rien ne me fera partir !

Averti que ses ennemis vaincus allaient faire sauter le fort, il refusa de le quitter et se serait écrié : « J’y suis, j’y reste ! » L’histoire lui donna raison car fut l'explosion  de faible importance et le général de Mac-Mahon se couvrit de gloire. Il devint président de la République en 1873.




Pourquoi dit-on « Séparer le bon grain de l’ivraie » ?

Graminée sauvage et nocive, l’ivraie ressemble au blé au milieu duquel elle peut pousser. Or son mélange avec les bonnes céréales peut avoir des conséquences fâcheuses car ses graines  sont toxiques et agissent sur les systèmes digestifs et nerveux de l’homme. Elle peut même procurer une sorte  d'ivresse. Il est donc important d’être vigilant lors des moissons. L’évangéliste Matthieu utilise cette comparaison dans une parabole (13,24-30 et 37-40) où il compare le blé aux serviteurs de Dieu et l’ivraie aux créatures  du diable contre lesquelles il faut lutter.





Pourquoi dit-on « Se faire limoger » ?

Cette expression est née au début de la Première Guerre mondiale. En 1914, les Allemands, arrivés aux portes de Paris, sont repoussés par le général Joffre. C’est bientôt le temps de la guerre des tranchées et l’armée doit s’adapter à un conflit qui menace d’être long. Joffre remplace par des chefs énergiques une centaine d’officiers généraux qu’il juge incompétents.

Se faire licencier

Il assigne à résidence ces « bannis » dans la région de Limoges pour les éloigner du front. Très vite, « se faire limoger », c’est-à-dire « se faire envoyer à Limoges », entre dans le langage courant pour désigner le fait d’être renvoyé.






Pourquoi dit-on « Avoir carte blanche » ?

Cette locution, qui existe depuis le milieu du XVe siècle, n’a rien à voir avec le monde des jeux, car la carte dont il s’agit ici ne sert pas à jouer mais à écrire. L’expression « donner carte blanche à quelqu’un », issue du vocabulaire militaire, signifiait « le laisser dicter ses conditions ». On donnait ainsi à l’ennemi une grande  feuille de papier  vierge sur laquelle il pouvait écrire ses exigences.

Avoir la libre initiative

« Carte blanche » est attestée avec cette signification depuis 1451. L’expression a pris le sens de « donner les pleins pouvoirs » au XVIIe siècle avant de prendre son sens actuel, plus mesuré.




Pourquoi dit-on « Avaler des couleuvres » ?

Deux versions sont proposées par les linguistes pour expliquer cette expression qui existe depuis le XVe siècle. Selon Alain Rey, les anciens sens des mots « couleuvre » et « couleur » se seraient mêlés, le premier signifiant « tortueux » au XVIe siècle et le second, « fausse apparence » du XVe au XVIIe siècle. La couleuvre serait donc devenue le symbole de l’hypocrisie et du mensonge Selon le linguiste Claude Duneton, l’expression serait née dans les cuisines, quand les chefs indélicats faisaient « avaler des couleuvres » à des convives au lieu des anguilles annoncées, en jouant sur la ressemblance des deux animaux.


Pourquoi dit-on « Faire des jérémiades » ?

Cette expression doit son origine au prophète Jérémie qui vivait au VIIe siècle av. J.-C., une époque particulièrement douloureuse pour les Juifs. Ses prophéties annonçant toujours des catastrophes, comme la prochaine victoire des Babyloniens ou l’exil des Juifs, il devint vite impopulaire au sein de son peuple et s’en plaignit à Dieu. L’énumération de ses souffrances a donné naissance aux « jérémiades », qui désignent des plaintes répétées finissant par agacer ceux qui les écoutent. Cri du cœur légitime chez Jérémie, elles sont devenues des gémissements lassants dans le langage actuel.



Pourquoi dit-on « En pincer pour quelqu’un » ?

L’origine de cette expression, employée dans le langage courant depuis le XIXe siècle, est assez mystérieuse. Pour certains, le verbe « pincer » a été choisi en référence aux instruments de musique à cordes que l’on pince pour obtenir des sons. La vibration  produite peut en effet être comparée à celle que provoque l’amour, un curieux pincement au coeur que l’on n’arrive pas véritablement à expliquer. D’autres linguistes y trouvent une origine beaucoup plus ancienne et rapprochent le verbe « pincer » du verbe « pinsier » qui, au XIIIe siècle, avait la signification de « peloter » ou de « caresser »


Pourquoi dit-on « Tirer son épingle du jeu » ?

Utilisée dès le XVIe siècle, cette expression renvoie à un jeu très populaire à l’époque. La règle était la suivante : les enfants devaient tenter de faire sortir des épingles d’un rond à l’aide d’une balle qu’ils lançaient sur elles. Le but était de récupérer la ou les épingles que l’on avait mises en jeu. Ainsi, si on « tirait son épingle du jeu », on réussissait à récupérer au moins sa mise. Un joueur très doué était cependant capable de s’emparer de toutes celles de ses  adversaires. Aujourd’hui, le sens de l’expression s’est élargi pour désigner toute situation difficile d’où l’on se sort sans embûches.



Pourquoi dit-on « Bavard comme une pie borgne » ?

Connue depuis le XVIIe siècle, cette expression fait bien sûr référence àla pie, réputée pour jacasser bruyamment dans les peupliers et les bouleaux où elle aime nicher. Le mot « bavard » qui qualifie la pie est issu du terme « bave », la salive, qui symbolise la parole. Le terme « borgne », plus surprenant, fait allusion à une coutume très cruelle. En effet, on crevait parfois les yeux des pies pour les dresser à répéter des sons. On espérait ainsi que le fait de réduire un sens à néant allait en développer un autre !





CHE GUEVARA, QUE REGARDE-T-IL ? 

Dans ses yeux, les victimes d’un attentat américain

Nous sommes le 5 mars 1960, dans la capitale de Cuba, la Havane. Guevara assiste, depuis une tribune, à l’enterrement des victimes du navire « La Coubre ». Ce bateau a explosé deux jours plus tôt dans le port cubain, causant la mort de plus de cent personnes. Cet attentat a sûrement été fomenté par les services secrets américains, le CIA, pour affaiblir le régime révolutionnaire cubain, ennemi juré des Etats-Unis. A un moment, le Che jette un regard noir de colère aux cercueils alignés devant le port… et c’est cet instant que le photographe cubain Alberto Korda immortalise, réalisant, sans le savoir, le cliché du siècle…




L’arnaqueur le plus audacieux de l’histoire n’est pas français, ni italien, ni américain… mais écossais. Dans les années 1920, Arthur Furguson réussit à jouer de la crédulité de touristes de passage en Angleterre, pour leur vendre des monuments aussi incontournables que Big Ben ou la colonne Nelson de Trafalgar Square. Fort de ces premiers succès, il alla aux États-Unis où il réussit à louer la Maison-Blanche et à revendre la statue de la Liberté ! Pour sa peine et l’ensemble de ses forfaits, il n’écopa que de 5 ans de prison.




Utiliser un bocal en guise de verre lors de fêtes est un clin d’oeil à la prohibition aux États-Unis, entre 1919 et 1933. Officiellement, la consommation d’alcool n’était pas illégale, mais il était interdit d’en produire et d’en importer, ce qui rendait difficile son approvisionnement. Ainsi, on vit prospérer des contrebandiers appelés bootlegger (« celui qui cache une bouteille dans sa botte »).

Un alcool de mauvaise qualité

Ces trafiquants utilisaient toutes les matières susceptibles de fermenter : céréales, fruits, déchets de vignes, qu’ils distillaient. L’alcool obtenu était souvent frelaté parce qu’il contenait du méthanol, une substance toxique. Il était coloré avec du caramel, stocké dans des bocaux et distribué dans des bars clandestins, les speakeasy. Ces bocaux normalement utilisés pour des conserves étaient faciles à trouver et leur transparence permettait d’apprécier la couleur du liquide. On pouvait ainsi voir si la teinte se rapprochait de celle d’un vrai whisky.



Pourquoi dit-on « rester en carafe » ?

Les linguistes sont formels pour dater cette expression de la fin du XIXe siècle. Mais ils ne sont pas tous d’accord lorsqu’il s’agit d’expliquer son origine. Pour certains, elle provient du sens argotique du mot « carafe », c’est-à-dire la « bouche ». Dans le langage populaire de l’époque, on disait en effet d’une personne hébétée, bouche bée, abandonnée de ses auditeur s, qu’elle était « en carafe ». Pour d’autres, le mot « carafe » est à rapprocher de « cruche ». Ainsi, celui qui « reste en carafe », isolé, se retrouve donc comme une cruche, c’est-à-dire, dans le langage populaire, comme un parfait imbécile.




A quelle distance se situe l’horizon ?

L’horizon se situe à environ 5 km pour un homme de 1,80 m se trouvant au niveau de la mer. Perché sur le mont Canigou (Pyrénées-Orientales) à 2 785 m. L’horizon serait à 188 km. Pour calculer cet éloignement, on considère que l’horizon est une ligne rasante à la courbure de la Terre et qu’elle coupe perpendiculairement le rayon de la Terre.

Merci Pythagore !

On a donc un triangle formé par l’éloignement de l’horizon à l’observateur ; la longueur du rayon de la Terre (6 300 km) constitue le deuxième côté ; la longueur du rayon terrestre additionné à la taille de l’observateur donne le troisième côté du triangle. Selon Pythagore, on a ainsi la distance de l’horizon au carré qui est égal au (rayon de la Terre + la taille de l’homme) au carré, moins le rayon de la Terre au carré.



Peut-on éternuer les yeux ouverts ?

Peut-être en se concentrant, mais ce sera très difficile. Éternuer, même s’il semble anodin, est un mécanisme physiologique très violent. L’irritation de la muqueuse nasale agit sur les muscles impliqués dans l’expiration: le diaphragme, qui est la cloison musculaire séparant la cavité thoracique de la cavité abdominale, et les muscles intercostaux.

Les muscles se contractent

En éternuant, les muscles contractent violemment la cage thoracique pour éjecter l’air et expulser la cause de l’irritation de la muqueuse nasale. L’air des poumons sous pression remonte jusqu’au nez et dans le canal lacrymal qui débouche dans le coin de l’œil, provoquant la fermeture réflexe des paupières. L’action des muscles lors d’un éternuement est si brutale qu’elle peut provoquer des douleurs dans le dos.







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